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Historique de Bandol PDF Imprimer Envoyer

Bandol s'est appelée autrefois Bendort, après avoir été appelée Bandolium et Bendorium, noms d'origine obscure car ce n'était qu'un abri portuaire de passage. Seules quelques cabanes de pêcheurs avaient survécu aux invasions barbares.

Pendant plus d'un siècle, la famille BOYER de FORESTA (de 1615 à 1715) transforme progressivement l'abri côtier en véritable port, agrandi par la création d'une communauté car Bandol, qui appartenait à la commune de la Cadière, est devenue successivement un fief en 1715 puis une administration communale en 1719. L'église communale et paroissiale fut construite en 1746 sous le nom et titre de Saint François de Sales; la paroisse fut créée en 1751 avec nomination d'un curé.

La population devra s'adapter à plusieurs transformations économiques successives. La pêche au thon (représentée par un tableau de Joseph Vernet, exposé au Musée de la Marine de Paris), qui avait fait la fortune de la famille Boyer, disparaît avec la raréfaction du poisson. Bandol n'a jamais été un grand port de pêche à part cette activité saisonnière de capture des thons rouges. Sa principale activité était l'exportation des produits de l'arrière-pays, le vin principalement, mais aussi l'huile d'olive.

Sous le Second Empire, Bandol exporte près de dix mille fûts et fait travailler trois cents tonneliers. L'arrivée du phylloxéra (puceron ravageur de la vigne) signe le coup de grâce de l'activité portuaire et l'arrivée du chemin de fer en 1859 ruine le commerce maritime.

Mais Bandol renaît. Avec le train, une nouvelle activité apparaît à laquelle les bandolais s'adaptent rapidement : le tourisme et la résidence saisonnière. Au début du XXème siècle, des célébrités descendront du train en gare de Bandol : l'écrivain allemand Thomas Mann, l'écrivain anglais Aldous Huxley, Katherine Mansfield, ou encore Pagnol, Fernandel et Raimu.